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La commune

Du PCD échu et de témoignages recueillis lors de diagnostic participatif, il ressort que la commune rurale de Bana abrite une population venue de plusieurs horizons.

 

De nos jours, la commune regroupe plusieurs ethnies en son sein dont les principales sont les suivantes : les Marka qui sont les premiers habitants suivis des Bwaba.  Les peulh et les Mossé qui sont les derniers venus dans la Commune. Selon l’estimation de la population, les Marka représentent 90% de la population communale. Les Peulh, Mossé, Bwaba et  autres représentent respectivement 6%, 3% et 2%. La langue dafing (celle des Marka) est la plus pratiquée dans la Commune. Elle est suivie du bwamu, du mooré et du fulfuldé. Le dioula est utilisé pour les échanges commerciaux. Malgré leurs différences, ces groupes ethniques vivent en bons termes entre eux.

Jusque-là, la commune rurale de Bana n’a pas encore dérogé à sa tradition de terre d’accueil. Elle continue d’être une destination privilégiée pour beaucoup, particulièrement  les agriculteurs mossé et éleveurs peulh venus du plateau Mossi, du Nord, du Centre Nord, du Centre Ouest et du Sahel  à la recherche de terres cultivables et de pâturages. Avec la présence des sites aurifères, l’immigration est devenue plus importante et concerne principalement les mossé à la recherche du travail.

A côté il y a une minorité  de Maliens, Nigériens, Nigérians et de Togolais qui viennent pour faire fortune.  Ils exercent essentiellement dans la pharmacopée, le commerce et la restauration.

Si la commune est reconnue comme pôle d’attraction, elle connaît néanmoins  des départs non négligeables. En période sèche, ils sont nombreux les jeunes filles et garçons à se rendre en ville (Ouaga, Bobo, Banfora, koudougou, Mangodara) à la recherche de travail rémunérateur. Les filles sont essentiellement employées comme domestiques tandis que les garçons se débrouillent souvent dans de petites activités du secteur informel.

Les plus ambitieux franchissent les frontières pour échanger leurs forces de travail contre des revenus monétaires dans des pays comme la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Mali. Ils sont essentiellement des hommes.

Si l’émigration vide la commune de ses bras valides, elle permet néanmoins de diversifier les sources de revenus et par conséquent, des investissements plus bénéfiques aux populations et à toute la commune.

Le travail des enfants perdure avec son pic au moment des récoltes où certains enfants travaillent moyennant une rémunération.

En matière de pratiques religieuses, la population de Bana estime à l’heure actuelle que les musulmans représentent 50% de la population totale, les traditionnels 25%, les catholiques et les protestants respectivement 15 et 10%. Toutefois la réalité du  syncrétisme réligieux reste très forte au point que d’aucuns pourraient penser que la religion traditionnelle est plus pratiquée que les autres. Il n’ya aucune forme de conflit entre ces groupes religieux.

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